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Aura Noir + Obliteration + Vorbid : 12/2018 (Paris, Bordeaux, Nantes, Colmar)

Posté : 27 nov. 2018, 18:41
par Everflow
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Aura Noir + Obliteration + Vorbid : 12/2018 (Paris, Bordeaux, Nantes, Colmar)

Posté : 12 déc. 2018, 15:15
par misa-misa
Au programme une soirée 100% norvégienne avec un public clairsemé. Heureusement la présence d'un groupe d'allemands venu renforcer les malheureux trois rangs qui venaient peuplé la petite salle du Grillen.
On entame avec les p'tits jeunots de Vorbid. Un bon thrash rétro type 90's. Clairement niveau guitare, l'influence MegaRouquin(*) est omniprésente, chose qui typiquement n'est pas pour me déplaire. Compo aux p'tits oignons, arpèges, harmoniques, gammes penta... tout y était. De parfaits élèves appliqués pour un joli set. Seul le chant aigu était quelque peu irritant, dommage qu'il n'est pas préféré un chant plus classique et clair.
S'en suit un groupe où les racines nordiques s'affirment : Obliteration. Un death bien gras, sans prétention et sans originalité non plus. L’exécution était propre mais le contenu confus. On passait rapidement d'un tempo à un autre sans transitions.
Malheureusement je dois bien admettre mon attention fut rapidement détournée par l'annonce des évènements sur Strasbourg. Et je n'ai pas profité pleinement du set ainsi que celui des papis d'Aura Noir. Arrivé sur une chaise de bureau à roulette Aggressor semble complètement out, cependant il assure à la guitare à défaut d'assurer au chant. Il avait également des difficultés à aligner trois mots distinctement. Il a même tenu à nous expliquer qu'il souhaitait changer l'ordre la set-list en cours de route: chose curieuse. Bref vous l'aurez compris un peu chaotique sur le fond et la forme. La prestation était correcte mais loin d'être folichonne. Pour les avoir vu plusieurs fois auparavant, cette fois-là je n'ai pas été transporté par les émotions rythmiques blacko-thrasheuse du groupe. De plus le son était affreusement brouillon, ce qui n'aidait à redorer le set.
Après un rappel d'une seule chanson, me voilà sur la route du retour, obnubilé par les propos de la fusillade à la radio. Arrivé à la maison je découvre: 5 messages, 2 appels en absence et deux mails.
Malgré les nouvelles rassurantes, un sentiment amer pour une soirée en demi-teinte.

(*) Si certains doutent, oui je parle bien de Megadeth.